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Adénome de la prostate : le boom de la mini-chirurgie

Adénome de la prostate : le boom de la mini-chirurgie

Les médicaments proposés pour réduire l'hypertrophie (ou adénome) de la prostate ne sont pas toujours indispensables. Ces traitements ne sont pas dépourvus d'effets adverses, notamment sur le plan sexuel. Et certains médicaments ont un impact sur le système cardiovasculaire. "L'enjeu est de soulager le patient en limitant ces effets secondaires", explique le Pr Grégoire Robert, urologue au CHU de Bordeaux. Pour cela, on personnalise le plus possible la prise en charge. Parfois, de simples modifications de l'hygiène de vie suffisent à améliorer la situation : moins boire le soir, perdre du poids, manger plus de légumes (tomates et carottes notamment), augmenter son activité physique…

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Quand les médicaments deviennent nécessaires, le médecin les choisit en fonction de critères propres au patient. Chez une personne ayant une vie sexuelle active, on évitera les inhibiteurs de la 5-alpha réductase. Chez d'autres qui souffrent simultanément de dysfonction érectile et de problèmes urinaires, la prescription d'un IPDE5, le tadalafil, est très utile car ce médicament (voisin du Viagra) soulage les deux.

Des chirurgies moins traumatisantes

La première révolution a été marquée par les chirurgies laser. Elles ont permis d'opérer des patients qui auraient mal supporté une intervention classique, en raison de troubles de l'hémostase (risque de saignements). De nouvelles approches sont en cours d'évaluation. Toutes ces techniques ont en commun d'être assez rapides et sans incidence sur la sexualité des patients.

Pour les prostates de volume modéré, l'Urolift écarte les lobes de la glande grâce à un système d'agrafage afin de décomprimer l'urètre.

Pour les patients fragiles : deux options sont possibles. La thermothérapie par Rezum, qui détruit les tissus surnuméraires par injection de vapeur d'eau chauffée par radiofréquence. L'embolisation des artères prostatiques, elle, oblitère les vaisseaux qui nourrissent la prostate grâce à des microsphères injectées par voie fémorale. Elle entraîne une diminution de 20 à 30 % de la taille de la glande. Comme l'Urolift, ces deux techniques sont réalisables sous anesthésie locale.

Pour les prostates plus volumineuses, l'aquablation (effectuée, elle, sous anesthésie générale) est une solution. Il s'agit d'une "sorte de Kärcher prostatique autonomisé" explique le Pr Aurélien Descazeaud, urologue au CHU de Limoges. Le chirurgien programme son plan de traitement et la machine, sous contrôle échographique, envoie un jet d'eau sous pression sur les zones à détruire.

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