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Couverture vaccinale : Agnès Buzyn défend les 11 vaccins obligatoires

Couverture vaccinale : Agnès Buzyn défend les 11 vaccins obligatoires

Ce vendredi 5 janvier 2018, Agnès Buzyn (ministre des Solidarités et de la Santé) et le Dr. Daniel Lévy-Bruhl (épidémiologiste à l'Institut National de Veille Sanitaire, INVS) ont donné une conférence pour défendre la politique vaccinale du gouvernement.

En effet, depuis le 1er janvier 2018, les enfants nés après le 31 décembre 2017 doivent obligatoirement se faire vacciner contre 11 maladies via 4 injections – une mesure vivement contestée par une partie du grand public.

« Le 1er janvier 2018 est une étape majeure dans le renforcement de la prévention » a d'abord annoncé Agnès Buzyn, qui a rappelé l'importance de lutter au quotidien contre la diffusion de fausses informations concernant la vaccination. « Contre la théorie du complot, il n'existe malheureusement aucun vaccin » a-t-elle déploré.

« Aucun vaccin contre la théorie du complot »

Les spécialistes ont ensuite pris l'exemple de la rougeole, une maladie infantile qui a été à l'origine de 20 décès « à la fin des années 2000 » : « des décès qui auraient normalement dus être évités grâce à l'immunité de groupe » a soulevé le Dr. Daniel Lévy-Bruhl. Avant de rappeler qu'en France, actuellement, la couverture vaccinale contre la rougeole est de 91 % pour la première injection et 79 % pour la seconde – ce qui est insuffisant.

Deuxième exemple : la méningite à méningocoque C qui a été à l'origine de 200 décès depuis 2011 en France. À l'heure actuelle, la couverture vaccinale sur le territoire national n'est « que » de 71 % : « aux Pays-Bas, la couverture vaccinale contre la méningocoque C a atteint 94 %, et la maladie a aujourd'hui disparu ».

« Quand on prend la décision de désinformer l'opinion publique, qu'on fait circuler de fausses informations et que des familles hésitent et ne font pas vacciner des enfants, et que ces familles perdent un enfant de méningite, aujourd'hui elles ne peuvent pas se retourner contre ces « distilleurs » de mauvaises informations » a conclu Agnès Buzyn.

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