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Covid-19 : l’unité d’isolement Covisan bientôt élargie à toute la France ?

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A l’aube du déconfinement, en mai dernier, l'Assistance publique Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait mis en place un nouveau protocole baptisé "Covisan". Le principe ? Briser les chaînes de transmission du coronavirus jusqu'au sein même d'une famille. Concrètement, si un membre d'une famille est malade, les équipes du Covisan feront en sorte de l'isoler au maximum pour qu'elle ne diffuse pas davantage le virus. Dans un entretien accordé au JDD, le concepteur du dispositif et épidémiologiste Renaud Piarroux suggère de développer Covisan partout sur le territoire afin de mieux maîtriser la circulation du virus.

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Une action qui a porté ses fruits

A la fin du premier confinement, le taux de contamination était de 0,6 par personne infectée, contre 3 avant. L'objectif avec Covisan était de rester en dessous de la barre du 1. Mais pour ce faire, il faut pouvoir identifier un foyer infectieux et agir vite. Particulièrement à Paris où laisser les gens sortir va irrémédiablement augmenter le nombre de cas.

Renaud Piarroux explique que le traçage mis en place au niveau national a été “trop lent et trop exhaustif” autour des cas positifs de Covid-19, de manière générale. Il souligne aussi “l’aversion de la population à s’isoler”. Selon lui, le fonctionnement du contact tracing avec des équipes mobiles fait ses preuves. Car plutôt que d’être dans un système de coercition face au malades, Covisan a mis en place un véritable accompagnement et a permis d’expliquer les nécessités de l’isolement. Cela a “contribué à aplanir la courbe épidémie, qui a progressé moins vite” à Paris, explique-t-il au journal.

Mais qui pourrait être élargie au reste du territoire…

Concrètement, les malades identifiés par test de dépistage sont isolés à proximité d'hôpitaux, ou à leur domicile (avec une stratégie de séparation de la famille quand c'est possible). Ensuite, suit un isolement pendant 7 jours minimum, sans frais pour le malade. L'objectif est qu'à partir du moment où la personne présente des symptômes de Covid-19 et est testée positive, elle n'a plus à sortir faire ses courses ou à être en contact avec qui que ce soit. La cellule Covisan travaille avec des partenaires associatifs, publics, privés et permet notamment la livraison de plateaux repas pour les malades isolés.

Pour le prochain déconfinement, l’objectif doit être de maintenir le taux de reproduction effectif en dessous de 1, en menant des actions concrètes sur le terrain. “Il faudrait encourager l’ouverture d’antennes de type Covisan partout en France, où l’on ferait des tests, du contact tracing et de l’accompagnement personnalisé.” Sans être dans la simple injonction d’isolement, qui concrètement ne fonctionne pas car elle bloque les gens à domicile sans offrir de solution pour faire ses courses par exemple… L’accompagnement individualisé donne des conseils pratiques mais justifie aussi le principe de précaution pour ne pas infecter ses amis, ses proches. Le médecin encourage aussi à continuer de favoriser le télétravail, et à faire perdurer le travail de l’Assurance maladie, en complément de centres dédiés à cette aide personnalisée.

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