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Le sport régulier protège le coeur même en cas de pollution

Le sport régulier protège le coeur même en cas de pollution

33 voire 35 degrés, le thermomètre grimpe, l'air devient suffocant. La chaleur ardente va de pair avec des traditionnels épisodes de pollution. Comme pour la canicule, les spécialistes recommandent de prendre de bons réflexes pour se prémunir de la pollution. Un environnement pollué expose au risque de développement responsable de pathologies respiratoires et cardio-vasculaires. Les experts mettent notamment en garde contre la pratique d'activité physique. Pour autant, tout le monde ne s'accorde pas sur la dangerosité supposée du sport en cas de pollution. Des chercheurs au Danemark, en Allemagne et en Espagne avancent que l'exercice physique, pratiqué régulièrement, reste bénéfique même dans des zones de pollution modérée à élevée. Cette étude, parue dans le Journal of the American Heart Association, a suivi pendant plus de 17 ans, 51 868 adultes danois âgés de 50 à 65 ans ont été suivis. L'objectif était de vérifier si le sport avait un impact positif sur le risque de crises cardiaques chez des participants exposés à la pollution de l'air. Pour cela, l'activité physique de chacun des volontaires a été prise en compte, qu'il s'agisse de sports d'équipe, de cyclisme, de marche ou encore de jardinage. Le niveau d'exposition au dioxyde d'azote, polluant émis par les voitures a également été mesuré.

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Sur la période analysée, 2 936 premières crises cardiaques et 324 crises cardiaques récurrentes ont été enregistrées. Comme ils s'y attendaient, les chercheurs ont observé un lien patent entre pollution atmosphérique élevée et crises cardiaques : les personnes vivant dans des zones à haut risque ont présenté un risque accru de première crise cardiaque et de 39% pour les crises cardiaques récurrentes.

Les bénéfices du vélo ou des sports combinés

Pourtant cette association s'est infirmée chez les sportifs réguliers : selon les résultats, l'activité physique régulière a diminué le risque de crise cardiaque, premières ou secondaires, même dans des zones de pollution automobile modérée à élevée. Dans le détail, ceux qui ont pratiqué un sport ont fait baisser le nombre de premières crises cardiaques de 15%. Les cyclistes ont fait baisser le risque de 9%, indépendamment de la qualité de l'air. Une pratique modérée du vélo à raison de 4 heures par semaine ou plus a réduit le risque de crises cardiaques secondaires de 31%.

Autre élément intéressant, quand 4 sports étaient pratiqués par les participants, à raison de 4 h par semaine ou plus, le risque de crise cardiaque était abaissé de 58 %. Et ce quel que soit la qualité de l'air.

Moralité, du sport oui, mais modérément et si on est entraîné et en bonne condition physique. On adopte aussi les bons réflexes pour bouger en cas de canicule.

Why smog should not be your excuse to skip workouts: https://t.co/jSxrItovP8 pic.twitter.com/mGKZCT6t7D

— American Heart Assoc (@American_Heart) July 19, 2018

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