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Les Hollandais bientôt automatiquement donneurs d’organes

Les Hollandais bientôt automatiquement donneurs d'organes

38 voix pour, 36 voix contre. C'est avec un vote serré des sénateurs que le parlement néerlandais vient de ratifier une loi qui inscrit d'office chaque citoyen de plus de 18 ans comme donneur d'organes après leur décès. Dans ce pays de 17 millions d'habitants seuls 40 % des Néerlandais étaient enregistrés sur le registre des donneurs. Un taux incluant les personnes refusant explicitement de donner leurs organes. La nouvelle loi devrait permettre d'augmenter les inscriptions de donneurs d'organes pour répondre aux besoins en transplantations, selon la chaîne de télévision publique NOS. 57 personnes en attente d'une greffe sont décédées faute de donneurs au cours du premier semestre 2016, selon la chaîne NOS reprise par l'AFP.

La députée Pia Dijkstra, à l'origine de ce projet de loi, a déclaré qu'en vertu du nouveau système, toute personne de plus de 18 ans non inscrite sur le registre recevra un mail demandant si elle veut donner ses organes après sa mort.

"Ils seront en mesure de répondre: oui, non, mes proches vont décider ou une personne spécifique décidera", a précisé Pia Dijkstra dans un communiqué repris par The Independent. Ceux qui ne répondent pas à la première sollicitation recevront un deuxième mail six semaines plus tard. En cas d'absence de réponse, ils seront considérés d'office comme des donneurs d'organes.

Reste qu'avant tout don, les proches de la personne décédée seront consultés pour donner leur accord. Dans le cas contraire le don ne pourra avoir lieu.

Un registre national des refus en France

En France le don d'organes est régi par trois grands principes de la loi bioéthique à savoir le "consentement présumé", la gratuité du don et l'anonymat entre le donneur et le receveur. Depuis le 1er janvier 2017 un décret à la loi santé a modifié les modalités de refus au don d'organe, rappelle le site d'informations dondorganes.fr de l'agence de biomédecine. Désormais, l'opposition au prélèvement d'organes et de tissus après la mort doit être inscrite sur le registre national des refus. L'inscription est désormais possible en ligne sur le site registrenationaldesrefus.fr.

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