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Mutation Covid-19 et variant anglais : environ 1% des tests positifs, selon Olivier Véran

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Muter, c'est l'astuce des virus pour garder une longueur d’avance sur nos défenses immunitaires. Concrètement, lorsque nous produisons des anticorps pour nous défendre contre un virus, celui-ci cherche à se modifier pour échapper à la vigilance de nos anticorps et ainsi pour mieux contre-attaquer. En somme, notre propre système immunitaire pousse malgré lui le Covid-19 à s'adapter et à développer de nouvelles variantes pour survivre.

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Récemment, trois variants du Covid-19 sont apparus et sont scrutés par les autorités sanitaires.

  • Le variant sud-africain 501.V2
  • Le variant britannique VOC 202012/01
  • Le variant japonais

Au 7 janvier, 19 cas de contamination par le variant anglais "VOC 202012/01" et 3 cas de contamination par le variante sud-africain "501.V2" ont été confirmés par le Centre national de référence (CNR) des infections respiratoires, informe un communiqué de la Direction générale de la Santé. Par ailleurs, "des investigations sont en cours autour de deux clusters ou cas groupés probables d’infection par le variant anglais VOC 202012/01 en Bretagne et Ile-de-France."

La DGS annonce que les autorités sanitaires "renforcent la vigilance pour identifier le plus précocement possible chaque patient contaminé et mettre en place les mesures de protection et de freinage adaptées pour limiter au maximum la propagation de ces variantes virales, plus transmissibles."

Un système de détection et de surveillance des cas possibles d’infection du variant a été mis en place par Santé publique France et les Centres nationaux de référence (CNR), en lien avec les laboratoires d’analyses. Concrètement, les laboratoires adressent au CNR pour séquençage tout résultat de test PCR positif pour une personne revenant du Royaume-Uni ou ayant été en contact rapproché avec une personne revenant du Royaume-Uni ou tout résultat de test PCR pouvant évoquer le virus variant. La même procédure a été mise en place pour les personnes au retour d’Afrique du Sud, où un autre variant du SARS-CoV-2 circule actuellement de façon active.

SOMMAIRE :

Mutation Covid-19 : le variant anglais (VOC 202012/01)

Officiellement, une vingtaine de cas du variant anglais ont été identifiés en France. Une campagne de dépistage a été organisée entre le 9 et le 12 janvier par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France à Bagneux, après qu’une éducatrice, sans lien avec la Grande-Bretagne, a été déclarée positive à la souche anglaise. Des cas ont également été détectés à Marseille.

Mais, "il est probable que la diffusion de ces variants sur le territoire national soit actuellement sous-estimée, et la présence d’au moins 2 cas de variant UK sans lien direct avec le Royaume-Uni suggère un début de transmission communautaire", a précisé Santé Publique France le 8 janvier. Une "enquête flash" a d'ailleurs été menée sur deux jours (les 7 et 8 janvier) pour estimer la circulation du variant anglais sur le territoire. Les résultats définitifs n'ont pas été communiqués, mais le variant représenterait à peu près 1%" des tests positifs analysés en France, selon Olivier Véran. L'objectif est de séquencer le génome des résultats de tests PCR "douteux" afin d'identifier la présence de la mutation.

Ce qui inquiète les autorités sanitaires, c'est que ce variant, détecté dès septembre au Royaume-Uni, est 50 à 74% plus contagieux. Qui dit plus de cas, dit plus d'hospitalisations. La crainte est donc une saturation des capacités hospitalières, comme celle qui est déjà observée en Angleterre. En revanche, il ne serait pas plus dangereux. Le vaccin développé par Pfizer, ainsi que celui de Moderna, seraient également efficace contre ce variant.

Des cas ont par ailleurs été détectés en Europe de l'Ouest, en Russie, en Inde, en Chine, en Australie, aux Etat-Unis et au Mexique.

Le premier cas du variant britannique à Tours. Le 25 décembre, les autorités sanitaires avaient confirmé la détection d’une première contamination au variant britannique VOC 202012/01 du Covid 19. Il s’agissait d’un homme de nationalité française résidant en Angleterre. Arrivé de Londres le 19 décembre, il avait été pris en charge au CHU le 21 et détecté positif. Après séquençage, le Centre national de référence des virus des infections respiratoires avait confirmé l’infection au variant VOC 202012/01.

C'est le 19 décembre que l'inquiétude a commencé à monter en Grande-Bretagne : le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, avait expliqué que cette "nouvelle forme" du virus Sars-Cov-2 "contient 23 mutations, un nombre inhabituellement grand". Les experts britanniques estiment désormais que ce "nouveau" coronavirus a favorisé la transmission "exponentielle du virus dans le sud-est de l'Angleterre", en particulier à Londres et dans le comté du Kent. Ainsi, cette nouvelle souche serait à l'origine de 62 % des contaminations enregistrées à Londres, de 43 % dans le sud-est de l'Angleterre et de 59 % dans l'est d'après l'agence Public Health England (PHE) rattachée au ministère de la Santé.

Mutation Covid-19 : le variant sud-africain (501.V2)

Officiellement, trois cas du variant sud-africain 501Y.V2 ont été confirmés en France.

Comme le variant anglais, ce variant -détecté en décembre en Afrique du Sud- est lui aussi plus contagieux, mais il ne causerait pas de formes plus graves du Covid.

Les autorités sanitaires françaises ont confirmé ce 31 décembre, le premier cas en France du variant 501.V2 du virus du Covid-1 dans le Haut-Rhin. Il s'agissait d'un homme qui revenait d'un séjour en Afrique du Sud.

Au total, une quinzaine de pays ont également confirmé sa présence : Royaume-Uni, Israël, Danemark ou encore au Canada.

Mutation Covid-19 : le variant brésilien

Ce variant a été identifié au Japon sur quatre personnes revenant du Brésil, au moment même où le pays connait une troisième vague. Les variants anglais et sud-africains, ont également détectés dans ce pays.

Pour l’instant, le Japon ne sait pas si ce variant est plus contagieux ou plus dangereux. L’Institut national japonais des maladies infectieuses a précisé qu’il présentait des similitudes avec ceux identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.

Mutation Covid-19 : un effet sur l'efficacité des vaccins ?

Bonne nouvelle (quand même) : pour l’heure, l’OMS n’a pas noté d’aggravation de la maladie chez les patients infectés par la souche variante britannique. Mi-décembre 2020, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus se montrait optimiste : "rien ne suggère que [cette mutation] causerait une maladie plus grave. Et les derniers avis cliniques disent qu'il est hautement improbable que cette mutation résiste à un vaccin. (…) Je ne suis pas stressé à ce stade" avait-il affirmé.

La dernière mutation "inquiétante" du virus à l'origine du Covid-19 avait conduit à l'abattage de plusieurs millions de visons au Danemark au mois de novembre 2020. En France, 3 élevages de visons sont sous surveillance ; mi-novembre 2020, 1000 carnivores ont été tués dans un élevage en Eure-et-Loir.

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