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Prématurés : la détresse des mamans face au manque de logement dans les maternités

Prématurés : la détresse des mamans face au manque de logement dans les maternités

Le manque de lits qui touche les hôpitaux n'épargne pas les maternités. A l'hôpital Nord de Marseille, les mamans de bébés prématurés en font l'angoissante expérience. Quelques jours à peine après avoir accouché elles sont contraintes de quitter la chambre de leur maternité par manque de place. Magali Martin, 33 ans, venue de Corse pour mettre au monde le petit Zacharie, né prématuré le 27 janvier, a pu rester neuf jours. Au terme de ce délai, elle a dû plier bagage, non sans arrachement de devoir laisser son bébé encore suivi pour quelques semaines, comme l'explique La Provence. Pendant cette interminable attente, et à peine remise de son accouchement, elle se retrouve donc à dormir chez des parents à Salon-de-Provence et à faire les navettes jusqu'à Marseille. Cette situation s'explique par l'impossibilité de louer les studios mis jusqu'ici à disposition des parents des prématurés, comme l'explique Magali Martin sur Facebook. Dans un post partagé le 4 février, elle exprime sa détresse et son incompréhension. "Depuis quelques semaines la direction de l'hôpital a fermé les 10 studios qui permettaient aux parents de rester proches de leurs bébés après le séjour de la maman en maternité. Dans les services qui accueillent les accouchées, les mamans sont poussées dehors au plus tôt, faute de place et nous sommes nombreuses, quel que soit notre lieu de résidence et nos solutions d'hébergement à proximité, à apprendre un beau matin à J3 que nous devons quitter la chambre et donc la proximité avec notre bébé sans aucune autre solution abordable proposée pour maintenir ce lien mère-enfant. Que nous allaitions ou pas! Les 12 jours normalement financés par la Sécu ne sont même plus respectés".

Un cas loin d'être isolé

Magali Martin assure ne pas être la seule à vivre cette situation. De nombreuses familles sont dans le désarroi. "Que dire de cette maman avec qui je partage le box de mon bébé, qui a accouché il y a 5 jours, habite Martigues, et faute de moyens, doit prendre le train en fraude puis le bus pour arriver jusqu'ici, rester quelques heures à câliner son bébé sans pouvoir s'allonger et repartir avant de se contenter du téléphone pour les nouvelles."

Son coup de gueule" a été partagé plus de 47500 fois. Il a reçu de nombreux commentaires parmi lesquels des témoignages de mamans ayant vécu une expérience similaire, à l'instar de Marie : "Il y a cinq ans j'ai accouché à 34 semaines d'un petit bonhomme. Malheureusement je n'habitais pas assez loin(40 km) de la maternité du Chu de Bordeaux pour avoir droit à un hébergement.

Donc aller-retour tous les jours". Carole renchérit : "J'ai connu la même situation à l'hôpital de Vienne dans l'Isère et à la clinique Natecia à Lyon ! Il faut que l'on puisse être avec nos bébés dans les mêmes conditions qu'une maman normale avec accouchement à terme".

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