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Un chirurgien de l’obésité poursuivi par une quarantaine de patients

Un chirurgien de l'obésité poursuivi par une quarantaine de patients

Après une première plainte pour homicide involontaire en 2007, le Dr Maher Hamdan, chirurgien dans l'Aisne spécialisé dans l'obésité est aujourd'hui poursuivi par une quarantaine de personnes. Il avait été mis en examen en 2011 pour le décès de trois personnes, toutes opérées par lui, et pour des blessures involontaires sur d'autres patients, rapporte La Voix du Nord. Maher Hamdan avait été interdit d'opérer en juillet 2015, avant d'y être de nouveau autorisé par décision de justice le mois suivant, en attendant la tenue d'un procès.

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Au total, une quarantaine de victimes ont été recensées, à l'instar de Cécile Hansali, opérée en 2012 alors qu'elle pesait 183 kg et dont le cas a été relayé par le Courrier Picard. La jeune femme pensait que la seule issue pour perdre du poids était de réduire la taille de son estomac, chirurgie appelée " sleeve gastrectomie ". Mais trois jours après l'opération, elle souffrait de graves douleurs abdominales et une fuite a été détectée. Son estomac était nécrosé, et a dû lui être retiré. Depuis, elle ne cesse de faire des allers-retours à l'hôpital et devra être réopérée en septembre.

Entre 0,1 et 0,5 % de risque de mourir

Ce médecin ne comprend pas pourquoi il est poursuivi pour 3 décès, et maintenant par 40 personnes, alors qu'il a opéré plus de 600 personnes chaque année au cours de sa carrière. " Les malades sont informés à chaque fois de cette dangerosité et des risques de mourir ", déclarait le spécialiste en 2015 dans le Courrier Picard. Il qualifie cette chirurgie de " grave " et " difficile ", ce qui expliquerait pourquoi peu de médecins la pratiquent. Pourtant, en 2009, une recommandation de la Haute Autorité de santé (HAS) évaluait entre 0,1 et 0,5 % le risque d'en mourir et certains confère de Maher Hamdam parlait sur France 3 d'une chirurgie de " tous les jours ", sans risque de complication grave. Les victimes attendent désormais le début du procès qui, selon les avocats de la partie civile, devrait commencer en 2019.

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