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Une étude sur les personnes nées d’un don de gamètes est lancée

Une étude sur les personnes nées d'un don de gamètes est lancée

C'est une étude inédite en France. Des recherches, pour comprendre comment est vécu le don de gamètes par les familles qui en ont bénéficié, viennent d'être lancées par le Centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme (CECOS) du laboratoire de biologie de la reproduction, à l'hôpital de la conception à Marseille et en partenariat avec le Centre Norbert Elias. L'objectif ? Évaluer, à l'échelle nationale, si les personnes conçues par ce mode de conception en sont informées.

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Les familles interrogées devront ainsi répondre à des questions telles que : « avez-vous informé votre enfant qu'il était né grâce à un don de spermatozoïdes ou d'ovocytes? », « comment a-t-il vécu cette information ? ». Les questionnaires seront anonymes.

Trois grands principes, intégrés dans la loi de bioéthique depuis 1994, encadrent la pratique de l'assistance médicale à la procréation (AMP) en France : l'anonymat, la gratuité et le volontariat. Les couples ou les équipes médicales n'ont pas l'obligation de divulguer son mode de conception à l'enfant né d'un don de gamètes. Parfois, ce recours reste ainsi un secret de famille.

Un malaise qui persiste

Car si les parents parlent plus qu'il y a dix ou quinze ans, « les couples nous posent des questions sur ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire », explique la professeure Catherine Metzler-Guillemain, responsable du service de biologie de la reproduction à l'hôpital de la Conception en charge de l'étude. « C'est important d'avoir des informations à donner. Tout le monde ne parle pas. Malgré l'anonymat, certaines familles sont mal à l'aise avec cette question », continue-t-elle, citée par France 3 Provence Alpes Côte d'Azur.

Du côté des enfants, les retours d'expérience sont aussi méconnus. Cette étude poursuit ainsi un double objectif, précise la chercheuse. Identifier des tendances autour du partage de l'information dans ces familles, et comprendre les motivations des choix parentaux et le vécu des personnes nées de cette méthode. Pour cela, des entretiens complémentaires seront également menés. À terme, en croisant l'ensemble des points de vue, les conclusions permettront d'accompagner au mieux et à l'avenir chacune des parties.

Selon les chiffres de Catherine Metzler-Guillemain, environ 1 000 naissances par an sont issues d'un don de sperme, et entre 100 et 200 d'un don d'ovocytes. Mais ils ne comprennent ni les procédures hors des centres d'AMP, ni les prises en charge à l'étranger.

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