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Papillomavirus : est-il toujours dangereux ?

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Papillomavirus : de quoi parle-t-on exactement ?

Derrière le célèbre " papillomavirus " se cache en réalité toute une famille de virus : les Human Papilloma Virus (HPV) ou " papillomavirus humains " (PVH) en français. Il n'existe pas moins de 400 HPV différents : parmi eux, 40 peuvent affecter la santé humaine et 12 ont un " potentiel oncogène " – ce qui signifie qu'ils peuvent être responsables d'un cancer.

Comment attrape-t-on papillomavirus ? Le papillomavirus peut infecter les cellules de la peau mais aussi les cellules des muqueuses génitales, anales et orales.

La transmission se fait majoritairement par voie sexuelle : le HPV peut ainsi se transmettre à la faveur d'une pénétration, d'un baiser, d'une simple caresse ou encore d'un acte sexuel bucco-génital (fellation, cunnilingus…). Il est à noter que le HPV peut aussi passer d'un individu à un autre via une serviette de toilette partagée !

À savoir. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ajoute que " la période de contamination critique pour les femmes comme pour les hommes se situe au tout début de l'activité sexuelle ".

Papillomavirus : c'est grave, docteur ?

À savoir. Les virus de type HPV sont très répandus. On estime ainsi que 25 % à 50 % des femmes de moins de 25 ans et que 5 % à 15 % des femmes de plus de 35 ans sont porteuses du virus en France.

Une infection à un virus de la famille HPV peut entraîner plusieurs soucis de santé, qui sont plus ou moins graves :

  • Des verrues génitales. C'est la manifestation la plus fréquente des virus HPV dits " à bas risque cancérigène ",
  • Un cancer du col de l'utérus. Chaque année, 23 000 Françaises développent un cancer du col de l'utérus lié à un virus HPV.
  • Un cancer ORL. Larynx, pharynx, nasopharynx… Chaque année, 11 600 hommes développent un cancer ORL lié à un virus HPV,
  • Une papillomatose respiratoire. Cette maladie correspond au développement de tumeurs dans les voies respiratoires reliant le nez et la bouche aux poumons.
  • Un cancer anal. Les papillomavirus sont responsables chaque année de 1600 nouveaux cas chez l'homme et 2800 cas chez la femme,
  • Un cancer de la vulve et/ou du vagin,
  • Un cancer du pénis.

Une étude de l'Inserm (octobre 2014) estime qu'il existe aussi un lien entre l'infection au papillomavirus et une maladie auto-immune : le lichen plan érosif muqueux (LPEM).

À savoir. Une infection à HPV est souvent asymptomatique – ce qui signifie que le virus est présent dans l'organisme sans provoquer de manifestations spécifiques.

Papillomavirus : comment s'en protéger ?

À savoir. Selon l'OMS, environ 90 % des infections à HPV disparaissent toutes seules environ 2 ans après la contamination.

Première façon de se protéger contre le papillomavirus : la vaccination. Celle-ci est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale pour les filles âgées de de 11 à 19 ans et pour les hommes homosexuels jusqu'à l'âge de 26 ans. Il est à noter que les vaccinations anti-HPV sont considérées comme " extrêmement sûres " par le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale (GACVS).

Il est recommandé de se faire dépister régulièrement (chez son médecin gynécologue, via un frottis cervico-utérin) pour repérer précocement la présence de HPV : tous les 3 ans au minimum !

Si le préservatif ne protège pas à 100 % contre le papillomavirus, il reste un rempart relativement efficace et recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé.

Sources :

Infections à Human Papillomavirus (HPV) – Pr. Christian Chidiac (2014)

Sida Info Service

Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

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